mardi 12 mars 2013

Les images dans la publication

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Une autre grande différence entre l'affichage à l'écran et le monde de l'impression ce sont les images.

Rappelez-vous, il y a quelques années, les appareils photos numériques peinaient à prendre des photos de plus de 1 ou 2 millions de pixels. Parfaits, à l'époque, pour imprimer sur des petits formats papiers mais insuffisant dès que l'on voulait un agrandissement. La faute à qui ? à la mauvaise définition des photos. En effet, il n'y avait pas assez de pixels pour imprimer une image nette ou sans escaliers sur un grand format papier.

La première différence avec les écrans est la notion de DPI. Les "Dot Per Inch" ou Points par pouce (1 pouce = 2,54cm) représente la qualité de l'image. Pour une bonne impression, on utilise généralement des images ayant une définition de 300DPI. Scribus, par exemple, affichera une alerte lors de l'export PDF pour toutes les images affichées sur la page avec une définition réelle inférieure à 144DPI.

Là ou dans un PDF affiché à l'écran, une image de 1024x768 pixels aura un bon rendu visuel. En impression la même image aura, en 300DPI, aura la taille de 8,7cm par 6,5cm. On est donc loin d'un format A4 et cette image ne pourra pas être utilisée comme couverture du livre par exemple.

L'autre soucis, c'est la gestion des couleurs. Sur un écran, on décompose la couleur en trois autres : le Rouge, le Vert et le Bleu. En impression on gère les couleurs en quadrichromie : Les fameuses cartouches Cyan, Mangenta, Jaune et Noir si chères (dans tous les sens du terme)  à votre imprimante jet d'encre. Pire, le rendu en impression d'une image peut être totalement différent de celui à l'écran si l'ensemble de la chaîne de création n'est pas correctement calibré.

Bref, voici quelques petits conseils sur les images pour votre projet d'auto-publication.

Les formats d'images

Les images Bitmaps

Quand on parle de bitmap, on parle d'images stockées sous la forme de tableau de points de couleur. Pour gagner de la place, ces images sont compressées. Certaines compressions, comme dans le format JPG, dégrade la qualité de l'image donc on évitera de les utiliser. Oubliez aussi les formats BMP ou GIF qui ne sont pas adaptés pour notre utilisation.

Les formats les plus intéressants sont :
  • Le format PNG, qui gère la transparence et permet une bonne compression sans perte de qualité, est le format de prédilection des photo-numériques. 
  • Le format Tiff qui est le format le plus apprécié dans le monde de l'impression car il gère nativement la quadrichromie CMJN.
  • Le format natif du logiciel de dessin, il gère les calques ainsi que les différentes possibilités du logiciel. Certains gère directement la quadrichromie.
Ces formats, même s'ils sont communs, ont un gros défaut : la qualité de l'image dépend de sa définition. Plus la définition est grande, plus le fichier sera gros. Votre PDF risque alors de peser très lourd (en terme de taille de fichier bien entendu).

Les images vectorielles

Contrairement aux images bitmaps, les images vectorielles ne sont qu'une succession de traits stockés sous la forme de vecteurs. Je vous rassure tout de suite pas besoin d'être matheux pour faire des images vectorielles. Les utilisations et les possibilités de ce type d'image sont totalement différentes. Certes il est possible d'obtenir un rendu proche d'une photo mais dans ce cas, il est nécessaire de disposer d'un ordinateur avec de puissants processeurs car l'image est calculée à chaque affichage. L'utilisation usuelle sera plus dans la réalisation d'images simples comme des décorations de pages, des logos ou des clip-art par exemple.

Le principal intérêt est que l'image est parfaite quelque soit sa taille d'affichage et on n'a donc plus le problème des DPI. Un autre intérêt est qu'en général (sauf peut être pour les images très complexes) la taille du fichier ne dépendra pas de la définition de l'image. Pour des logos ou des clip-arts on est à quelques centaines de Ko. Vérifiez toutefois que les formats vectoriels soient supportés par votre logiciel de mise en page sinon il faudra les convertir en PNG avant leurs import.

Les couleurs

L'un des gros problèmes, avec du matériel amateur, ce sont les couleurs. Dans bien des cas les couleurs de l'image imprimée ne correspondront pas aux couleurs de l'écran. J'ai eu notamment le cas avec Openquest :
  • L'image de la couverture, qui était un photomontage que j'avais fait, est devenue trop sombre à l'impression et on ne remarquait plus les détails de l'image ;
  • Les tableaux, dont les lignes étaient alternativement blanche et jaune clair, sont sortis à l'impression N&B quasiment blanc, le niveau de gris du jaune étant imperceptible. Comme je n'avais pas mis de séparation entre les lignes (la couleur faisant office de séparation), la lisibilité du tableau en a souffert fortement.

Avec la couverture de PMT, j'ai fait attention de ne pas avoir le même problème qu'avec celle d'Openquest. Toutefois certains ont quand même été déçu car le rouge, qui devait être le même que celui de la boîte rouge des années 80, était différent visuellement sur le PDF et sur le livre.

 La solution serait de travailler avec des profils ICC. Il vous faut donc avoir le profil ICC de votre écran, de votre scanner, de votre appareil photo numérique et celui des imprimantes de l'imprimeur. C'est là que le bas blesse :
  • Pour votre écran, c'est éventuellement disponible sur internet mais en général le profil correspond à un écran de la même référence constructeur qui n'est pas forcément réglé comme le votre. De plus certains constructeurs ne garantissent pas l'origine de la dalle surtout pour du matériel grand public et donc le profil est peut être faux. Il est possible de réaliser soit même le profil au moyen d'une sonde de calibrage, encore faut-il en avoir une ;
  • Pour le scanner et l'appareil photo, sur du matériel grand public on peut oublier dans bien des cas ;
  • Pour l'imprimante avec un imprimeur traditionnel, pas de soucis il a ça en stock. Pour de l'impression à la demande, c'est plus difficile : Lulu ne fournit pas de profils ICC car l'impression dépendra de prestataires différents donc potentiellement avec des profils ICC différents.
Bref, pas de résultat garanti de ce côté là en impression à la demande.

Pour la gestion des couleurs trichromies / quadrichromies, là aussi c'est un peu compliqué. Si vous destinez votre impression en N&B alors pas de soucis, il suffit de dire au moment de l'export en PDF de convertir les couleurs en niveau de gris et de vérifier le résultat à l'écran. Chez Lulu, la couverture (en couleur) étant une image PNG, on ne s'occupera pas non plus de la quadrichromie.

Pour une impression en couleur et si vos logiciels de mise en page ou de dessin le permettent, travaillez directement en quadrichromie. Ce n'est pas une obligation mais ça permet parfois d'éviter des problèmes de conversion. Toutefois, le logiciel de mise en page fera lui-même la conversion en quadrichromie si vous ne voulez pas vous embêter avec ça.

Attention : avec la quadrichromie, on peut parfois avoir des surprises : il existe, par exemple, plusieurs couleurs noires. Un noir pur avec seulement de l'encre noire, un noir riche qui utilise à la fois de l'encre noire mais aussi un certain % des autres encres. Le résultat à l'impression peut être différent.

Conclusion

Enfin, les conseils que l'on peut donner en général sont :
  • Pour les images simples (décorations de pages ou logos par exemple), privilégiez des images vectorielles au images bitmaps. Inkscape est un bon outil pour créer des images vectorielles utilisables par Scribus ou LibreOffice ;
  • Si vous devez choisir une photo, ou une image bitmap en général, ne prenez pas d'images en basse définition. En général, celles disponibles sur internet (hors banques d'image spécialisées) ne sont pas de qualité suffisante pour l'impression ;
  • Conservez toujours les originaux de vos images dans un format sans perte de qualité. Pour Gimp, il faut conserver les XCF avec les calques et n'exporter l'image vers du PNG ou du TIFF qu'au moment de l'import dans le logiciel de mise en page ;
  • Modifiez toujours vos images en haute définition et ne les réduisez seulement à la taille voulue que dans leur format exporté sinon vous risquez de perdre de la qualité si vous devez retravailler l'image ultérieurement ;
  • Si l'image est trop petite (en DPI par rapport à votre mise en page) utilisez un logiciel de dessin pour augmenter sa définition avant de les importer dans la mise en page. Le résultat sera toujours meilleur que si vous laissez faire l'imprimeur. Maintenant ne vous attendez pas à des miracles si vous augmentez trop sa résolution ...

Enfin, dans la mesure du possible, faite un test d'impression sur un petit livret de quelques pages pour vérifier qu'il n'y a pas de problème de couleur et que le rendu vous convient. C'est toujours plus facile de corriger le document quand il n'y a pas trop de page, que de reprendre les couleurs sur plusieurs centaines de page.

Le dernier conseil, surtout vérifiez d'avoir le droit d'utiliser les images choisies (même si vous les manipulez pour les inclurent dans vos créations). Le droit d'auteur existe aussi sur les images. Si rien n'est dit explicitement soit par une licence soit par une information écrite de l'auteur, vous ne pourrez pas utiliser l'image choisie sans contacter l'auteur et obtenir son autorisation préalable.


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lundi 11 mars 2013

CreateSpace : l'impression à la demande par Amazon

2 commentaires
Au hasard de mes pérégrinations sur la toile, j'ai découvert CreateSpace. Avec ce site, Amazon offre lui aussi un service de publication à la demande. Le point fort de ce service est la vente des livres aux travers des services d'Amazon, des ebooks par Kindle et de la diffusion par ISBN.

Le choix des formats semble intéressant mais il est très US. Il n'y a pas de A4 ou A5 à première vue toutefois il semble que l'on peut aussi créer son propre format. Certains formats sont identiques à ceux de Lulu (format 6x9'' ou US Letter), donc si on choisi un des formats communs on pourrait passer facilement de l'un à l'autre. Le choix du type de couverture, de ce que j'ai pu voir dans le calculateur de prix, est plus limité : simplement dos collé en couverture souple.

Un autre compétiteur également au niveau de l'impression à la demande : Lightning Source. Bref les possibilités d'impression à la demande sont multiples et pas seulement limitées à Lulu.

Si d'aventure un lecteur à pu tester ces services, qu'il n'hésite pas à laisser ses impressions ici en commentaire .
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samedi 2 mars 2013

Le système D100 Alamänder maintenant disponible sur Le Scriptorium

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Inauguration des nouvelles brèves avec une news sur le système de jeu D100 OGL Alamänder, qui en plus d'être distribué sur le site du Cycle d'Alamänder, est maintenant aussi disponible sur le site du Scriptorium.

On nous promet aussi l'arrivée prochaine de scénario autour de l'univers des romans de cet univers écrit par le même auteur que le jeu, Alexis Flamand.

A suivre donc ...

Note : seuls les règles du jeu sont OGL mais pas l'univers, la mise en page et les illustrations.
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